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Canadian Journal of Anesthesia, Vol 30, 185-190, Copyright © 1983 by Canadian Anesthesiologists' Society
Du département d'anesthésie, H
pital Bichat-Université Paris VII, 46 rue Henri-Huchard, 75018 Paris, France, où toute correspondance devra
tra adressée au nom du Dr J.M. Desmonts.
La fréquence d'un syndrome de pré-excitation estévaluée à 1,2 p. 1000 dans la population adulte, si bien que la réalisation d'une anesthésie générale, chez un sujet atteint d'un tel syndrome, n'est pas exceptionnelle. La pratique de 15 anesthésies pour des interventions de chirurgie générale, chez sept patients atteints d'un syndrome de pré-excitation, permet d'en rappeler les problèmes diagnostiques et la signification pronostique, dans le cadre de l'anesthésie. Aucun incident grave n'a été observé dans notre expérience. Les modifications morphologiques des ventriculogrammes sont fréquentes et sans conséquences cliniques mais peuvent poser des problémes diagnostiques. Des troubles du rythme (tachycardies supra-ventriculaires), potentiellement plus dangereux, n'ont pas été observés dans notre série. Ils ont été rapportés dans la littérature mais leur fréquence est faible, survenant dans les cas les plus graves (chirurgie spécifique des pré-excitations). Aucune technique anesthésique ne peut, à partir des données actuelles, être proposée préférentiellement. L'atropine n'est pas formellement contre-indiquée. L'administration pré-opératoire d'un antiarythmique tel que la propranolol ou la quinidine peut être discutée.
Key Words: HEART, ARRHYTHMIA; Wolff-Parkinson-White, ventricular pre-excitation, general anaesthesia
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