| HOME | HELP | FEEDBACK | SUBSCRIPTIONS | ARCHIVE | SEARCH | TABLE OF CONTENTS |
Canadian Journal of Anesthesia, Vol 33, 89-93, Copyright © 1986 by Canadian Anesthesiologists' Society
1 Unité des soins intensifs, Hôpital Sainte-Justine, Montréal; Département de pédiatrie, Université de Montréal
Addresser la correspondence á: Département de pédiatrie, Hôpital Sainte-Justine, 3175 Côte Ste-Catherine, Montréal, Québec H3T 1C5.
Contrairement aux services de néonatologie, les unités de soins intensifs pédiatriques sont relativement jeunes; il n'est done pas surprenant que leur clientèle soil mal décrite dans la littérature médicale. Afin de mieux la définir, on a procédé à l'analyse rétrospective des dossiers de 4646 enfants âgés d'une semaine de vie à 18 ans, admis consécutivement dans une unité multidisciplinaire de soins intensifs sur une période de cinq ans, soil de 1979 à 1983. Cette unité fait partie d'un hâpital pédiatrique de 700 lits, lequel assure des soins tertiaires de toute catégorie, autant médicaux que chirurgicaux.
Sur 4646 admissions, 2527 (54.3 pour cent) relèvent de la chirurgie et 2119 (45.6 pour cent) de la pédiatrie. Les motifs justifiant l'admission sont très variés. Parmiles principaux, on retient les traumatismes majeurs (9.6 pour cent du total des admissions), les intoxications (4.6 pour cent) et les cardiopathies congénitales en phase postopératoire d'une chirurgie correctrice ou palliative (tétralogie de Fallot (2.8 pour cent), C.I.A. (2.7 pour cent), etc.). Le taux global de mortalité est de 5.8 pour cent (268/4646). Les infections sévères et les cardiopathies, dont la plupart sont congénitales, causent ensemble à peu près la moitié des décès (24.2 pour cent des décès chacun).
La clientèle rencontrée en soins intensifs pédiatriques étant ainsi mieux définie, il devient plus facile d'orienter la formation du personnel et d'apporter certains correctifs pour faire diminuer le taux de mortalité.
| HOME | HELP | FEEDBACK | SUBSCRIPTIONS | ARCHIVE | SEARCH | TABLE OF CONTENTS |