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* From the Department of Anaesthesiology, Sint Maartensklinick, Nijmegen, the Netherlands; and
the Departments of Pharmacology Toxicology; and
Anaesthesiology, Queens University, Faculty of Health Sciences, Kingston, Ontario, Canada.
Address correspondence to: Dr. Marian L.T. Bugter, Department of Anaesthesiology, Sint Maartensklinick, P.O. Box 9011, 6500 GM Nijmegen, the Netherlands. Phone: 024 3659911; Fax: 024 3659487; E-mail: m.bugter{at}maartenskliniek.nl
Objectif :Des études antérieures sur des animaux ont démontré quune exposition préalable aux anti-inflammatoires non stéroidiens (AINS) renforce leffet des opiacés. Cette étude a été conçue pour savoir si le même effet peut être obtenu chez lhomme. Lobjectif était de prescrire un traitement antalgique préopératoire aux AINS et en même temps, profitant de lexposition aux AINS, de réduire le besoin dopiacés pour diminuer la douleur après des opérations orthopédiques majeures.
Méthode :Cinquante patients opérés pour la mise en place dune prothèse totale de la hanche ont été inclus dans cette étude randomisée et en double aveugle. Les patients du Groupe I prenaient un placebo trois fois par jour pendant deux semaines avant lopération tandis que les patients du Groupe II prenaient de libuprofène (600 mg) trois fois par jour. Lanesthésie pratiquée à lensemble des patients consistait en linjection intrathécale de 20 mg de bupivacaïne et 0,1 mg de morphine dans un volume total de 4 mL.
Résultats :Aucune différence na été constatée entre les deux groupes dans les degrés de douleur mesurée par échelle visuelle analogique aussi bien en préopératoire quen postopératoire ou dans la dose de morphine injectée par voie iv pendant les 24 premières heures après lopération. La perte totale de sang dans le groupe ibuprofène sélevait à 1 161 mL et dans le groupe placebo à 796 mL.
Conclusion :Un traitement préalable à libuprofène en chirurgie majeure de la hanche naméliore pas la douleur et ne diminue pas le besoin de morphine postopératoire, mais est associé avec une perte de sang significativement plus élevée. Vu ces conséquences fâcheuses, il nous apparaît judicieux de sabstenir dun traitement préalable aux AINS non sélectifs avant ce type de chirurgie.
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