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* From the Departments of Anesthesia and Cardiology, Institut Arnault Tzanck, Saint Laurent du Var, France; and the
Department of Anesthesiology, University of Sherbrooke, Sherbrooke, Québec, Canada.
Address correspondence to: Dr. Pierre Lena, Institut Arnault Tzanck, Saint Laurent du Var, France. E-mail: pierre.lena{at}wanadoo.fr
Objectif : Les procédures dablation par radiofréquence des flutters auriculaires génèrent des douleurs importantes et répétées mais de courte durée. Lobjectif de cette étude était de comparer deux techniques de sédation et danalgésie au cours des radiofréquences.
Méthode : Étude prospective regroupant deux groupes de 20 patients. Après randomisation, la sédation était effectuée soit par rémifentanil (groupe R) administré selon une perfusion continue (0,020,04 µg·kg1·min1) et la technique danalgésie autocontrôlée (bolus de 0,3 µg·kg1 toutes les minutes), soit par propofol (groupe P) administré par perfusion à cible contrôlée (concentration cible initiale de 34 µg·mL1 atteinte en trois minutes).
Résultats : Les scores de douleur étaient supérieurs dans le groupe R, deux patients de ce groupe ont présenté un épisode de rigidité musculaire. Les scores de sédation étaient significativement plus élevés dans le groupe P, deux patients dans ce groupe ont nécessité une analgésie complémentaire avec du rémifentanil et linsertion dun masque laryngé. La tension artérielle systolique a été significativement plus basse pendant la procédure dans le groupe P. À la fin de la procédure, la PaCO2 était significativement supérieure dans le groupe P. La durée de séjour en salle de réveil a été significativement plus longue dans le groupe P. Les scores de satisfaction évalués par les patients et les cardiologues nétaient pas différents entre les groupes.
Conclusion : Les deux techniques avec rémifentanil ou propofol sont adaptées aux procédures dablation par radiofréquence. Toutefois, les résultats mis en évidence montrent quelles ne sont pas optimales.
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