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* From the Service dHématologie Biologique, Centre Hospitalier Universitaire de Nancy, Université Henri Poincaré de Nancy, Nancy, France; and the
Centre Hospitalier de lUniversité de Montréal,Montréal, Québec, Canada.
Address correspondence to: Dr. Thomas Lecompte, Hémostase - Service dHématologie Biologique, Centre Hospitalier Universitaire de Nancy, 54035 Nancy Cedex, France. E-mail: thomas.lecompte{at}chu-nancy.fr
Objectif : Revoir brièvement, chez les patients qui doivent être opérés, les risques associés aux inhibiteurs plaquettaires disponibles et présenter les principes qui devraient guider lévaluation de ces risques et la façon de les éviter.
Méthode : Une revue descriptive de documents médicaux courants en anglais et en français.
Constatations principales : Les inhibiteurs plaquettaires [surtout lacide acétylsalicylique, le clopidogrel et les inhibiteurs de la glycoprotéine (GP) IIb/IIIa] sont de plus en plus utilisés pour prévenir la thrombose artérielle. Les cliniciens sont confrontés au risque hémorragique lié à la continuation des inhibiteurs plaquettaires tout au long de lopération ou, inversement, au risque thrombotique lié à leur interruption. La plupart des experts recommandent la chirurgie tout en maintenant lacide acétylsalicylique pour la plupart des opérations vasculaires et les autres contextes où le risque dhémorragie a été prouvé faible, ou pourrait lêtre. En général, on recommande dinterrompre le clopidogrel cinq jours avant lopération pour permettre la régénération du pool plaquettaire. Cette approche a été associée à des incidents thrombotiques chez des patients en attente dune revascularisation myocardique urgente. Dans ce contexte, laprotinine peut réduire les pertes sanguines et les besoins de transfusion. Le retrait des inhibiteurs compétitifs de la GPIIb/IIIa, au début de lopération, diminue le risque de saignement, ce qui est moins le cas de labciximab à cause de sa forte liaison aux récepteurs plaquettaires. Les plaquettes doivent être transfusées préventivement, mais seulement aux rares patients dont le saignement anormal semble relié à leffet persistant du traitement antiplaquettaire.
Conclusion : Malheureusement, les données sont rares concernant le traitement des patients traités aux inhibiteurs plaquettaires qui ne doivent être opérés, surtout en chirurgie non cardiovasculaire. La prise en charge de ces patients nécessite dautres études cliniques.
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L. T. Newsome, R. S. Weller, J. C. Gerancher, M. A. Kutcher, and R. L. Royster Coronary Artery Stents: II. Perioperative Considerations and Management Anesth. Analg., August 1, 2008; 107(2): 570 - 590. [Abstract] [Full Text] [PDF] |
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