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* From Department of Medicine (Critical Care), The Ottawa Hospital, Ottawa, Ontario;
Ottawa Health Research Institute, Ottawa, Ontario;
Department of Epidemiology and Community Medicine, University of Ottawa, Ottawa, Ontario,
McMaster University, London, Ontario;
¶ University of Manitoba, Winnipeg, Manitoba;
|| University of British Columbia, Vancouver, British Columbia; and
** McGill University, Montreal, Quebec, Canada.
Address correspondence to: Dr. Lauralyn McIntyre, Box 201, 501 Smyth Road, Ottawa, Ontario K1H 8L6, Canada. E-mail: lmcintyre{at}ottawahospital.on.ca
Contexte : La réanimation liquidienne est un facteur crucial pour restaurer la stabilité hémodynamique et la perfusion tissulaire chez les patients en septicémie sévère. Nous avons cherché à examiner les liens entre la quantité et le type de liquide administré durant les six premières heures suivant le diagnostic dune septicémie sévère et la mortalité hospitalière, la mortalité aux soins intensifs et la défaillance systémique.
Méthode : Une étude de cohorte rétrospective et multi-centrique a été entreprise dans cinq unités de soins intensifs de soins tertiaires au Canada. Nous avons identifié les patients atteints de septicémie sévère admis aux soins intensifs entre le 1er juillet 2000 et le 30 juin 2002, en se fondant sur des bases de données administratives et cliniques. Les critères dinclusion comprenaient : lhypotension, la présence dune source infectieuse, et au minimum deux critères du syndrome de réponse inflammatoire systémique. Nous avons enregistré la quantité totale et le type de liquide administré durant les six premières heures suivant le diagnostic dune septicémie sévère. Le premier épisode dhypotension a défini le point de départ pour la récolte des données concernant les liquides administrés. Des analyses de régression multivariées ont été menées afin dexaminer les liens entre la quantité et le type de liquide administré et la mortalité à lhôpital/aux soins intensifs, ainsi que la défaillance systémique.
Résultats : Parmi les 2 026 dossiers de patients potentiellement éligibles, 496 patients ont présenté les critères dadmissibilité. Lâge moyen et le score APACHE II (Acute Physiology and Chronic Health Evaluation) étaient de 61,8 ± 16,5 ans et 29,0 ± 8,0, respectivement. Aucun lien entre la quantité ou le type de liquide administré et la mortalité à lhôpital ou aux soins intensifs na été identifié, et nous navons pas trouvé de liens statistiquement significatifs entre la quantité ou le type de liquide administré et la défaillance systémique. Toutefois, davantage de réanimation liquidienne a été associée à un risque accru de défaillance cardiovasculaire [rapport de cote (OR) et intervalle de confiance (CI) de 95 %] pour 2–4 L 1,67 (1,03–2,70) et > 4 L 2,34 (1,23–4,44) ainsi quun risque réduit de défaillance rénale [OR, CI 95 % pour 2–4 L 0,48 (0,28–0,83) et > 4 L 0,45 (0,22–0,92)] durant les premières 24 h de septicémie sévère. Ladministration simultanée de colloïde et cristalloïde, comparativement à du cristalloïde seul, a été associée à un risque moindre de défaillance rénale [OR, CI 95 % 0,45 (0,26 à 0,76)].
Conclusion : Aucune association entre la mortalité à lhôpital et la quantité ou le type de liquide administré durant les six premières heures suivant le diagnostic dune septicémie sévère na pu être identifiée. Ces données devraient être considérées comme génératrices dhypothèses et exigent leur confirmation ou, au contraire, leur réfutation, par des études randomisées contrôlées.
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