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* From the Laboratoire dAnesthésiologie, Université Claude Bernard et Départements dAnesthésie-Réanimation, Hôpital Edouard Herriot et Centre Hospitalier Lyon-Sud, Hospices Civils de Lyon, Lyon;
Laboratoire dAnesthésiologie, Université Pierre et Marie Curie et Département dAnesthésie-Réanimation, Service dAccueil des Urgences, CHU Pitié-Salpêtrière, Assistance Publique-Hôpitaux de Paris, Paris;
Service dAnesthésie-Réanimation, Hôpital dInstruction des Armées Desgenettes, Lyon, France.
Address correspondence to: Dr. Jean-Stéphane David, Département dAnesthésie-Réanimation-SAMU, Hôpital Edouard Herriot, 3 place dArsonval, 69437 Lyon cedex 03, France. Phone: (33) 4 72 11 75 88; Fax: (33) 4 72 11 75 89; E-mail: js-david{at}univ-lyon1.fr
Objectif : La ropivacaïne et la lévobupivacaïne ont été développées pour réduire le risque daccidents sévères observés avec la bupivacaïne. Si les effets des anesthésiques locaux (LAAs) sur la contractilité myocardique (inotropie) sont bien décrits, les effets sur la relaxation (lusitropie) restent peu explorés. Cette étude a eu pour objectif de comparer les effets des LAAs chez le rat.
Méthode : Les effets de concentrations croissantes de LAAs (108 à 103 M) sur les réponses inotropes et lusitropes ont été comparés à laide dun modèle de muscles papillaires. Les valeurs sont exprimées en % de la valeur de base (moyenne ± ET).
Résultats : Les LAAs ont entraîné une altération significative de la relaxation en isotonie comme en isométrie. En comparaison avec la ropivacaïne, la bupivacaïne et le lévobupivacaïne ont induit des effets lusitropes négatifs plus importants en isotonie [à 10-3 M, la vitesse de raccourcissement maximum sans résistance (maxVr) = 27 ± 11 vs 13 ± 6 et 8 ± 5 %] comme en isométrie (at 103 M, temps de demi-relaxation : 106 ± 10 vs 127 ± 17 et 133 ± 17 %). À des concentrations équipotentes, la lévobupivacaïne a induit des effets lusitropes négatifs significativement plus importants que la bupivacaïne et la ropivacaine en isométrie comme en isotonie (à 103 M, maxVr = 7 ± 4 vs 13 ± 6 et 17 ± 4 %). Les LAAs ont également induit des effets inotropes négatifs dose-dépendants qui ont été plus importants avec la lévobupivacaïne pour des concentrations équivalentes ou équipotentes.
Conclusions: Les LAAs ont induit des effets inotropes et lusitropes négatifs marqués. Parmi les LAAs, la lévobupivacaïne a eu les effets dépresseurs les plus marqués. Une altération de lhoméostasie calcique intracellulaire et du réticulum sarcoplasmique pourrait expliquer les différences deffets entre LAAs.
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