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* Du Département danesthésie-réanimation,
le Service de réanimation médicale, et la
Fédération de radiologie, Hôpital Edouard Herriot, Lyon, France.
Adresser la correspondance à: Dr Thomas Rimmelé, Département dAnesthésie-Réanimation, Pavillon P. Réanimation, Hôpital Edouard Herriot, Place dArsonval, 69003 Lyon, France. Téléphone : 0033 4 72 11 02 17 / 0033 6 16 66 83 56 ; Télécopieur : 0033 4 72 11 02 75 ; Courriel : thmrimmele{at}aol.com
Objectif : En France, la législation impose que le diagnostic clinique de mort cérébrale soit confirmé par un examen paraclinique afin que le prélèvement dorganes puisse être autorisé. Cet examen de confirmation peut être soit lélectroencéphalogramme (EEG), soit langiographie cérébrale. Nous rapportons un cas de diagnostic clinique de mort cérébrale initialement confirmé par deux EEG réalisés selon les recommandations françaises et secondairement réfuté par une artériographie cérébrale. En sachant que dans plusieurs pays, on ne préconise plus lEEG pour le diagnostic de mort cérébrale, nous discutons la pertinence du maintien de lEEG dans cette indication en France.
Éléments cliniques : Un homme de 58 ans était admis aux soins intensifs pour coma secondaire à une hémorragie méningée massive avec engagement sous-falcoriel diagnostiqué par tomodensitométrie cérébrale. Les critères cliniques de mort cérébrale étaient rapidement tous présents. Deux EEG confirmaient dans un premier temps le diagnostic. Toutefois, parce que le patient a manifesté un mouvement spontané, une artériographie cérébrale des quatre axes a été réalisée. Cette artériographie cérébrale mettait clairement en évidence un flux artériel dans la carotide interne droite. Une tomodensitométrie cérébrale réalisée le lendemain confirmait définitivement labsence de mort cérébrale et le prélèvement dorganes na pas été effectué.
Conclusion : Cette observation illustre les faiblesses de lEEG dans la confirmation du diagnostic de mort cérébrale et incite à privilégier lexamen angiographique. La législation française est probablement inadaptée et gagnerait à sinspirer de certaines recommandations étrangères telles que les recommandations canadiennes. Une harmonisation internationale concernant les critères diagnostiques de mort cérébrale serait également bienvenue.
This article has been cited by other articles:
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C. J.G. Lang Diagnosis of brain death with the electroencephalogram Can J Anesth, March 1, 2008; 55(3): 188 - 189. [Full Text] [PDF] |
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T. Rimmele, C.-E. Ber, S. Malhiere, E. Boselli, and B. Allaouchiche REPLY Can J Anesth, March 1, 2008; 55(3): 189 - 190. [Full Text] [PDF] |
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