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From the Department of Anesthesia, Montreal General Hospital, McGill University, Montreal, Quebec, Canada.
Address correspondence to: Dr. De QH Tran, Montreal General Hospital, Department of Anesthesia, 1650 Ave Cedar, D10-144, Montreal, Quebec H3G 1A4, Canada. Phone: 514-934-1934, ext. 43261; Fax: 514-934-4289; E-mail: de_tran{at}hotmail.com
Objectif : Lobjectif de ce compte-rendu narratif est de résumer les données probantes dérivées des études randomisées contrôlées (RCT) quant aux approches et techniques reconnues pour lanesthésie du plexus brachial.
Source : A laide des bases de données MEDLINE (janvier 1966 à novembre 2006) et EMBASE (janvier 1980 à novembre 2006), les mots clés « brachial plexus », « nerve blocks », « interscalene », « cervical paravertebral », « suprascapular », « supraclavicular », « infraclavicular », « axillary », « brachial canal » et « humeral canal » ont été utilisés pour sélectionner les articles intégraux dont le sujet était lévaluation des approches et techniques reconnues pour le bloc du plexus brachial. La recherche a été limitée aux RCT portant sur des sujets humains et publiées en anglais. Soixanteseize RCT ont été identifiées.
Constatations principales : Nombre détudes publiées manquaient de puissance et comportaient diverses limitations méthodologiques. Nous avons découvert que dans les cas de chirurgies de lépaule et de lhumérus proximal, les approches interscalénique et cervicale paravertébrale au plexus brachial semblent offrir une anesthésie chirurgicale defficacité semblable. Les blocs supra-claviculaires intersternocléidomastoïdiens ne sont pas associés à une meilleure analgésie postopératoire malgré le fait quils permettent une anesthésie plus complète du plexus brachial. Pour les chirurgies du coude ou inférieures au coude, un bloc infra-claviculaire peut avoir comme résultat une réduction de la durée de performance et une douleur associée au bloc, bien quil fournisse une efficacité comparable à des approches axillaires ou du canal brachial (à stimulation multiple). En ce qui concerne la technique employée, nous navons pu déterminer si la stimulation nerveuse permettait dobtenir un bloc interscalénique plus efficace que lélicitation de paresthésies. Dans le cas des blocs supra-claviculaires, la stimulation nerveuse avec un seuil minimal de 0,9 mA est recommandée, alors quune technique de stimulation double est optimale pour les blocs infra-claviculaires. Lors dune approche axillaire, une technique de stimulation triple, qui consiste en des injections au niveau des nerfs musculocutanés, médians et radiaux, est loption la plus efficace.
Conclusions : Les comptes-rendus publiés de RCT fournissent des données probantes qui ne permettent que de formuler des recommandations limitées quant aux approches et techniques optimales pour les blocs du plexus brachial. Dautres RCT bien conçues et exécutées avec soin sont justifiées, plus particulièrement pour les nouvelles techniques impliquant léchographie ou combinant cette dernière à la neurostimulation.
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