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Canadian Journal of Anesthesia 55:88-99 (2008)
© Canadian Anesthesiologists' Society, 2008

Reports of Original Investigations

Locked out and still knocking: predictors of excessive demands for postoperative intravenous patient-controlled analgesia

[Quand il n’y en a plus mais qu’on en veut encore : les prédicteurs de besoins excessifs en analgésie postopératoire intraveineuse contrôlée par le patient]

Joel Katz, PhD*, Tom Buis, MA{dagger} and Lorenzo Cohen, PhD{ddagger}

* From the Department of Psychology and School of Kinesiology and Health Science,* York University;
{dagger} the Acute Pain Research Unit,* Department of Anesthesia and Pain Management,* Toronto General Hospital and Mount Sinai Hospital; the Department of Anesthesia,* University of Toronto, Ontario, Canada; and the
{ddagger} Departments of Behavioral Science and Palliative & Rehabilitation Medicine, The University of Texas M.D. Anderson Cancer Center, Houston, Texas, USA.

Address correspondence to: Dr. Joel Katz, Department of Psychology, York University, 4700 Keele Street, BSB 232, Toronto, Ontario M3J 1P3, Canada. Phone: 416-736-2100, ext. 40557; Fax: 416-736-5814; E-mail: jkatz{at}yorku.ca

Contexte: Les facteurs psychosociaux régissant l’usage d’analgésie postopératoire intraveineuse contrôlée par le patient (ACP) n’ont reçu que peu d’attention, malgré le fait que l’ACP constitue le mode le plus fréquent de prise en charge de la douleur après une chirurgie. Les motivations derrière les demandes d’analgésie durant les intervalles d’interdiction ne sont pas connues. Bien qu’une douleur qui n’est pas soulagée et le besoin de médicaments anti-douleur constituent des raisons évidentes, d’autres facteurs pourraient jouer un rôle. L’objectif de cette étude était de prédire les demandes d’ACP pendant les intervalles d’interdiction sur la base de facteurs psychosociaux préopératoires.

Méthode: Une semaine environ avant une chirurgie gynécologique abdominale importante, 117 femmes ont complété l’Échelle de répercussion des événements (IES – Impact of events scale) mesurant les pensées intrusives et les comportements d’évitement. La douleur a été mesurée à l’aide d’une échelle visuelle analogue à trois, six, 12, 24 et 48 h après la chirurgie. Les mesures de l’anxiété et de l’affect négatif ont été prises 24 et 48 h après la chirurgie. La consommation cumulative de morphine et chaque demande d’ACP (médicament fourni ou non) ont été enregistrées depuis la pompe d’ACP.

Résultats: L’analyse de régression multiple a révélé que les pensées intrusives avant l’opération et les comportements d’évitement au sujet de la chirurgie à venir constituaient des prédicteurs positifs de l’utilisation de l’ACP pendant les intervalles d’interdiction, et ce après avoir contrôlé pour la douleur postopératoire, la consommation de morphine, l’anxiété et l’affect négatif (R2 = 0,45 ; P < 0,0001). L’analyse des pistes causales a montré une piste causale directe des scores IES préopératoires aux demandes d’ACP pendant les intervalles d’interdiction (β = 0,23, P = 0,002) qui n’étaient pas associées à une douleur non traitée, de l’anxiété, ou un affect négatif.

Conclusion: L’utilisation postopératoire excessive de morphine intraveineuse par ACP durant les intervalles d’interdiction semble refléter, en partie au moins, une mauvaise préparation préopératoire à la chirurgie impliquant des pensées intrusives et des comportements d’évitement quant à la chirurgie à venir.




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I. Gilron
Analgesia controlled with patience: towards a better understanding of analgesic self-administration behaviour/L'analgesie controlee avec patience : vers une meilleure comprehension des comportements d'auto-administration des analgesiques
Can J Anesth, February 1, 2008; 55(2): 75 - 81.
[Full Text] [PDF]


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