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* From the Faculties of Law and Medicine, Dalhousie University, and the
Regional Tissue Bank, QEII Health Sciences Centre, Halifax, Nova Scotia, Canada.
Address correspondence to: Jocelyn Downie, Faculty of Law, Dalhousie University, 6061 University Avenue, Halifax, Nova Scotia B3H 4H9, Canada. Phone: 902-494-6883; Fax: 902-494-6879; E-mail: jocelyn.downie{at}dal.ca
Objectif : Cet article se concentre sur les questions de consentement entourant les interventions pre-mortem doptimisation de greffe dorganes. En premier lieu, nous explorons les conséquences potentielles des différents types dinterventions pre-mortem doptimisation de greffe qui peuvent être utilisées, et nous examinons la pratique canadienne actuelle concernant ces interventions. Ensuite, nous analysons létat du consentement pour les interventions favorisant une greffe avant le décès selon le cadre légal actuel. Enfin, nous offrons des recommandations quant aux moyens daméliorer le cadre légal actuel.
Constatations principales : Au Canada, comme cest le cas dans de nombreux pays à lheure actuelle, il manque dorganes pour la transplantation. Au Canada, il y avait 12,8 donneurs décédés par million en 2005, et ce taux est stable depuis une douzaine dannées. À la fin 2005, le nombre de Canadiens sur liste dattente pour un organe était de 4 025 (soit 125 individus pour chaque million de Canadiens). Au total, 283 patients sont décédés en 2005 alors quils étaient en attente dun nouvel organe. Afin de faire face au manque dorganes disponibles, plusieurs modifications ont récemment été apportées aux pratiques et aux protocoles de dons dorganes. Le recours avant le décès à des interventions favorisant une greffe dorgane est une question cruciale dans le processus du don dorganes et, à la lumière de ces nouvelles pratiques, il est devenu essentiel de réfléchir à lutilisation de telles interventions. Les « interventions avant le décès favorisant la greffe dorganes » sont des interventions pratiquées sur un patient avant sa mort dans le but de maximiser les chances de réussite dune greffe.
Conclusion : Selon nous, le consentement est requis dun point de vue légal et doit être explicite, et que les patients compétents disposent de lautorité légale de consentir ; toutefois, la loi concernant lautorité légale de consentir au nom de patients non compétents varie dune province à lautre. Nous arrivons à la conclusion dérangeante que la légalité des interventions favorisant la greffe dorganes avant le décès est, dans le meilleur des cas, discutable dans de nombreuses situations. Nous proposons des recommandations concrètes (esquisse de texte légal) sur la manière daméliorer le cadre légal actuel.
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