| HOME | HELP | FEEDBACK | SUBSCRIPTIONS | ARCHIVE | SEARCH | TABLE OF CONTENTS |




* Du Département dAnesthésie-réanimation 3, Service de Neurochirurgie A, et Service de Rééducation neurologique,
Centre Hospitalier Universitaire Pellegrin, Bordeaux France.
Adresser la correspondance à : Dr Musa Sesay, Unité de Neuroanesthésie réanimation, Département danesthésie- réanimation 3, Centre Hospitalier Universitaire Pellegrin, 33076 Bordeaux cedex, France. Téléphone: 05 56 79 55 43; Télécopieur: 05 56 79 61 55; Courriel: musa.sesay{at}chu-bordeaux.fr
| Abstract |
|---|
|
|
|---|
Methods: Ten spinal cord injured patients scheduled for implantation of a sacral root stimulator for bladder retention were included. Under target controlled anesthesia with propofol 4 µgmL1 and remifentanil 4 ngmL1, the patients were placed in the knee chest position. The sacral roots were exposed by laminectomy (L2S1) and their function assessed by electrostimulation under urodynamic and cardiovascular monitoring. Online power spectrum densities were calculated from the ECG R-R interval by the MemCalcTM software using the maximum entropy method. Low frequency (LF: 0.040.15 Hz) and high frequency (HF: 0.150.4 Hz) spectra were associated with sympathetic and parasympathetic activities respectively. The most extreme value of each variable was noted before and during each stimulation. A difference (
) of more than 10% signified AHR. The comparison (
LF vs
MAP and
HF vs
HR) was done by a concordance test with a kappa coefficient (k): -1 = total discordance to 1 = total concordance.
Results: AHR was detected in six patients as an increase in LF and MAP (n = 4); an increase in LF, HF, MAP with a decrease in HR (n = 2). The detection delay was 5.3 ± 1 sec (LF, HF) and 10.4 ± 1.2 sec (MAP and HR).Concordance was 85% (LF vs MAP: k = 0.7) and 90% (HF vs HR: k = 0.8).
Conclusion: AHR induced by sacral root stimulation is detected by spectral analysis of the ECG earlier than MAP and HR. Other studies are needed to confirm these results.
| Introduction |
|---|
|
|
|---|
dème pulmonaire6. Les blessés médullaires présentent également des troubles du contrôle neurologique de la continence et la miction avec un risque constant dinfections urinaires, et à long terme une dégradation de la fonction rénale.7 Dans les lésions épargnant la moelle sacrée, limplantation dun stimulateur des racines sacrées antérieures, programmable par commande externe, permet de déclencher la miction.8 Cependant, cette chirurgie fonctionnelle impliquant un geste sur les afférences sensitives sacrées est susceptible de déclencher une HRA. Lexclusion chirurgicale des racines sacrées en cause permet de réduire les réactions neurovégétatives indésirables.9 Un monitorage peropératoire adéquat simpose donc afin didentifier ces réactions indésirables. Lanalyse spectrale de lélectrocardiogramme (ECG spectral) est un marqueur connu du système nerveux autonome par la décomposition du tracé de lintervalle R-R de lECG en spectres de fréquences sympathique et parasympathique.10 Elle a lavantage par rapport au monitorage conventionnel de la pression artérielle (PA) invasive et de la fréquence cardiaque (FC), dêtre non invasive et de permettre lidentification plus précoce des réactions neurovégétatives.11 Cependant lutilité de lECG spectral au cours de limplantation dun neurostimulateur sacré reste à prouver. Le but de cette étude était de démontrer la supériorité de lECG spectral, par rapport au monitorage de la PA et la FC dans la détection de lHRA induite par la neurostimulation sacrée des blessés médullaires. | Patients |
|---|
|
|
|---|
-bloquants, anti-cholinergiques et injection de toxine botulinique au niveau du sphincter strié)12 savéraient inefficaces. | Méthodes |
|---|
|
|
|---|
sophagienne) entre 36 et 37°C. Les médicaments adrénergiques et anti-cholinergiques ont été proscrits pendant la phase de stimulation.
Technique de stimulation
Après linduction anesthésique, les patients étaient installés en position génupectorale. Une laminectomie médiane de L2 à S1 et une ouverture de la dure-mère sur plus de 10 cm permettait la visualisation des cinq paires des racines sacrées. La fonction de chaque racine était évaluée par électrostimulation intermittente (trois secondes suivie dune pause de sept secondes) et observation des réponses musculaires squelettiques et vésicales. Lamplitude, la fréquence, et la durée de chaque stimulus étaient réglées à 1V, 3 Hz et 350 µsec1, respectivement, pour avoir une réponse des muscles squelettiques : S1 (talon, plante du pied et cinquième orteil) ; S2 (fessiers et solaires) ; S3 (plancher pelvien et fléchisseurs des orteils) ; S4 (sphincter anal et périnée) et S5 pour la zone coccygienne rétroanale. Pour la réponse vésicale, un stimulus de 10V, 30 Hz et 350 µsec1 était nécessaire. Lefficacité était jugée par une pression vésicale atteignant 50 à 100 cm H2O. Les racines provoquant des réactions musculaires ou neurovégétatives inadaptées étaient sectionnées. Les électrodes étaient ensuite placées sur les racines motrices efficaces de façon à permettre plusieurs combinaisons de stimulation. Ces électrodes étaient protégées par un manchon biocompatible autour duquel la dure-mère est suturée pour permettre létanchéité parfaite. Les câbles des électrodes sont reliés à un récepteur interne installé dans lespace sous-cutané latéro-thoracique (Figure 1
). Un émetteur externe mis en regard du boîtier interne (Finetech-Brindley bladder controlerTM, Neurocontrol Systems, Cleaveland, USA) déclenchait la miction. Lérection et la défécation sont également et respectivement déclenchées par la stimulation des racines antérieures S2 et S3. En effet, lémetteur externe dispose de trois programmes indépendants (I : miction, II : défécation et III : érection). Il est alimenté par des batteries rechargeables ayant une autonomie dune semaine.
|
|
) supérieure à 10 % comme lexpression dHRA. La comparaison (
LF vs
PAM et
HF vs
FC) était faite en considérant lhypertension artérielle comme une stimulation sympathique et la bradycardie comme une réaction parasympathique. La détection de lHRA par les deux techniques (spectrale et conventionnelle) était évaluée par un test de concordance basé sur un coefficient kappa (k) : -1 = discordance totale à 1 = concordance totale. Les données paramétriques (exprimées en moyenne ± déviation standard) étaient comparées par un test de Student avec un P < 0,05 considéré comme significatif. | Résultats |
|---|
|
|
|---|
|
|
| Discussion |
|---|
|
|
|---|
La détection précoce des réactions neurovégétatives est une préoccupation constante de la prise en charge des blessés médullaires. Généralement, après une section complète de la moelle épinière de haut niveau, lévolution se fait vers une première phase de choc spinal (une à trois semaines) caractérisé par la dépression des réflexes médullaires.14 Cet état se traduit sur le plan cardiovasculaire par une hypotension artérielle (perte de lactivité sympathique) et une bradycardie par hypertonie parasympathique. Au choc spinal succède un état dautomatisme médullaire marqué par lHRA. Lappareil vésico-sphinctérien représente le principal site de déclenchement de lHRA du fait de son innervation particulière (Figure 1
).15 Les réactions peuvent être déclenchées par la distension ou la contraction vésicale mais lintensité est plus forte avec cette dernière.
Nous avons réalisé une technique de stimulation intradurale décrite par Brindley pratiquée dans 23 centres universitaires au monde.16 Il existe dautres possibilités : stimulation des racines sacrées par voie extradurale17 ou stimulation percutanée du nerf périphérique à son émergence du trou sacré.18 Cette dernière technique, appelée neuromodulation, est la plus simple à réaliser et présente moins de risques infectieux. Cependant, elle ne permet pas deffectuer les radicotomies (section des racines) postérieures qui sont nécessaires si lon veut réduire lHRA, améliorer la compliance vésicale et faire disparaître lhyperactivité à lorigine des fuites mictionnelles réflexes.19
Lanalyse spectrale de lECG a été validée dans de nombreuses situations cliniques autres que la neurostimulation sacrée.11,20,21 Cette technique repose sur le principe de Fourier stipulant que tout signal périodique (son, lumière ou courant électrique) est la superposition doscillations simples dites «sinusoïdales ou harmoniques», damplitudes et de fréquences variées. Des formules mathématiques comme la transformée de Fourier,22 lindex fractal23 ou lentropie maximum permettent la séparation des différentes composantes fréquentielles de la séquence R-R de lECG. En analogie avec les sciences optiques, ces formules se comportent comme un prisme décomposant les différentes couleurs dune lumière qui le traverse. La technique est très dépendante de la qualité du signal ECG. Elle exige un placement adéquat des électrodes sur le thorax du patient et un choix optimal de la dérivation de façon à bien visualiser les ondes R. Le logiciel MemCalcTM dispose dun algorithme de détection des pics R et dexclusion automatique dartefacts. Ce logiciel développé par Ohtomo et coll.13exploite la formule dentropie maximum.
Pour pouvoir comparer les différents paramètres, nos critères de jugement ont été choisis en rapport avec les données de la littérature sur la corrélation entre réaction sympathique et pression artérielle et entre système parasympathique et fréquence cardiaque.24 Cette approche schématique corrobore le profile neurovégétatif des blessés médullaires et le mécanisme physiopathologique de lHRA.3,25
En conclusion, lECG spectral est une technique non invasive permettant la détection précoce de lHRA induite par la stimulation des racines sacrées des blessés médullaires. Ces résultats préliminaires demande une confirmation par dautres études et les implications (diagnostiques et thérapeutiques) des différences observées restent à déterminer.
| Remerciements |
|---|
|
|
|---|
| Footnotes |
|---|
Revision received July 22, 2002. Accepted for publication April 18, 2002.
| Références |
|---|
|
|
|---|
2 Schonwald G, Fish KJ, Perkash I. Cardiovascular complications during anesthesia in chronic spinal cord injured patients. Anesthesiology 1981; 55: 5508.[Medline]
3 Vaidyananthan S, Soni BM, Sett P, Watt JWH, Oo T, Bingley J. Pathophysiology of autonomic dysreflexia: long-term treatment with terazosin in adult and paediatric spinal cord injury patients manifesting recurrent dysreflexic episodes. Spinal Cord 1998; 36: 76170.[Medline]
4 Eltorai I, Kim R, Vulpe M, Kasravi H, Ho W. Fatal cerebral hemorrhage due to autonomic dysreflexia in a tetraplegic patient: case report and review. Paraplegia 1992; 30: 35560.[Medline]
5 Yarkony GM, Katz RT, Wu YC. Seizures secondary to autonomic dysreflexia. Arch Phys Med Rehabil 1986; 67: 8345.[Medline]
6 Albin MS, Bunegin L, Wolf S. Brain and lungs at risk after cervical spinal cord transection: intracranial pressure, brain water, blood brain barrier permeability, cerebral blood flow, and extravascular lung water changes. Surg Neurol 1985; 24: 191205.[Medline]
7 Van Kerrebroeck PEV, Koldewijn EL, Scherpenhuizen S, Debruyne FMJ. The morbidity due to lower urinary tract function in spinal cord injury patients. Paraplegia 1993; 31: 3209.[Medline]
8 Brindley GS. The first 500 patients with sacral anterior root stimulator implants: general description. Paraplegia 1994; 32: 795805.[Medline]
9 Egon G, Barat M, Colombel P, Visentin C, Isambert JL, Guerin J. Implantation of anterior sacral root stimulators combined with posterior sacral rhizotomy in spinal injury patients. World J Urol 1998; 16: 3429.[Medline]
10 Akselrod S, Gordon D, Ubel FA, Shannon DC, Berger AC, Cohen RJ. Power spectrum analysis of heart rate fluctuation: a quantitative probe of beat-to-beat cardiovascular control. Science 1981; 213: 2202.
11 Task Force of the European Society of Cardiology and the North American Society of Pacing and Electrophysiology. Heart rate variability. Standards of measurement, physiological interpretation, and clinical use. Circulation 1996; 93: 104365.
12 Groleau D, Corcos J. Traitements pharmacologiques des vessies neurogènes. In: Corcos J, Schick E (Eds.). Les Vessies Neurogènes de lAdulte. Masson: Paris, 1996: 16272.
13 Ohtomo N, Tokiwano K, Tanaka Y, Sumi A, Terachi S, Konno H. Exponential characteristics of power spectral densities caused by chaotic phenomena. J Phys Soc Jpn 1995; 64: 110413.
14 Dumont RJ, Okonkwo DO, Verma S, et al. Acute spinal cord injury, part I: pathophysiologic mechanisms. Clin Neuropharmacol 2001; 24: 25464.[Medline]
15 deGroat WC, Booth AM. Physiology of the urinary bladder and urethra. Ann Int Med 1980; 92(part 2): 3125.
16 Van Kerrebroeck PEV, Koldewijn EL, Debruyne FMJ. Worldwide experience with the Finetech-Brindley sacral anterior root stimulator. Neurourol Urodyn 1993; 12: 497503.[Medline]
17 Sauerwein D, Ingunza W, Fischer J, et al. Extradural implantation of sacral anterior root stimulators. J Neurol Neurosurg Psychiatry 1990; 53: 6814.[Abstract]
18 Chartier-Kastler EJ, Ruud Bosch JLH, Perrigot M, Chancellor MB, Richard F, Denys P. Long-term results of sacral nerve stimulation (S3) for the treatment of neurogenic refractory urge incontinence related to detrusor hyperreflexia. J Urol 2000; 164: 147680.[Medline]
19 Koldewijn EL, Van Kerrebroeck PEV, Rosier PFWM, Wijkstra H, Debruyne FMJ. Bladder compliance after posterior sacral root rhizotomies and anterior sacral root stimulation. J Urol 1994; 151: 95560.[Medline]
20 Winchell RJ, Hoyt DB. Spectral analysis of heart rate variability in the ICU: a measure of autonomic function. J Surg Res 1996; 63: 116.[Medline]
21 Kato M, Komatsu T, Kimura T, Sugiyama F, Nakashima K, Shimada Y. Spectral analysis of heart rate variability during isoflurane anesthesia. Anesthesiology 1992; 77: 66974.[Medline]
22 Challis RE, Kitney RI. Biomedical signal processing (in four parts). Part 3. The power spectrum and coherence function. Med Biol Eng Comput 1991; 29: 22541.[Medline]
23 Akay M, Fischer R. Fractal analyses of HRV signals: a comparative study. Meth Inform Med 1997; 36: 2713.[Medline]
24 Linden D, Diehl RR. Comparison of standard autonomic tests and power spectral analysis in normal adults. Muscle Nerve 1996; 19: 55662.[Medline]
25 Inoue K, Miyake S, Kumashiro M, Ogata H, Yoshimura O. Power spectral analysis of heart rate variability in traumatic quadriplegic humans. Am J Physiol 1990; 258: H1722H6.
This article has been cited by other articles:
![]() |
M. Sesay, P. Tauzin-Fin, P. Gosse, P. Ballanger, and P. Maurette Real-Time Heart Rate Variability and Its Correlation with Plasma Catecholamines During Laparoscopic Adrenal Pheochromocytoma Surgery Anesth. Analg., January 1, 2008; 106(1): 164 - 170. [Abstract] [Full Text] [PDF] |
||||
| ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| HOME | HELP | FEEDBACK | SUBSCRIPTIONS | ARCHIVE | SEARCH | TABLE OF CONTENTS |