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Correspondence |
sophagien
Paris, France
Au rédacteur en Chef,
La position assise en neurochirurgie présente un risque important dembolie gazeuse lié à lélévation du site opératoire par rapport à loreillette droite. La recherche dun monitorage précoce et fiable des embolies gazeuses nous a conduit à utiliser le Doppler
sophagien au cours de cette chirurgie. Nous rapportons ici notre expérience.
Après induction anesthésique, la sonde
sophagienne Doppler est introduite par le nez et descendue dans l
sophage jusquau niveau du troisième espace intercostal (repérage préalable sur le thorax). Lopérateur recherche un signal aortique optimal [Figure : 1)] et note la position de la sonde. Le positionnement permettant de détecter les embolies gazeuses nécessite de retirer la sonde de 5 à 8 cm. Le signal aortique habituel disparaît [Figure : 2)]. Le positionnement est affiné et vérifié par la méthode du double contraste utilisée en échographie transoesophagienne pour la recherche du foramen ovale perméable : on injecte par voie iv au niveau du territoire cave supérieur (veine du membre supérieur) une solution colloïde (hydroxyethyl amidon) émulsionnée avec de lair (0,5 à 1 mL dair, 10 mL de solution). On obtient un signal visuel et sonore sur le moniteur [Figure : 3)], correspondant au passage de microbulles devant le capteur Doppler. La sonde est alors soigneusement fixée. La position de la sonde est vérifiée une à deux fois au cours de lintervention selon la même procédure.
Après le début de lintervention, lapparition dun signal visuel et sonore [Figure : 4)] sur le moniteur conduit à appliquer une compression des deux jugulaires qui diminue laspiration dair en augmentant la pression veineuse, ainsi quune inondation du champ opératoire avec du sérum physiologique. Le chirurgien réalise ensuite une hémostase soigneuse des vaisseaux responsables de laspiration gazeuse. La compression est alors levée, et labsence de réapparition de signal sur le moniteur confirme la réalité de lhémostase chirurgicale.
En conclusion, nous croyons quil sagit dune méthode empirique, sensible, permettant de détecter précocement les embols gazeux, précédant la baisse de lEtCO2 et de la SpO2.1 La technique est simple dutilisation et le moniteur est disponible dans de nombreux blocs opératoires.
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1 Giebler R, Kollenberg B, Pohlen G, Peters J. Effect of positive end-expiratory pressure on the incidence of venous air embolism and on the cardiovascular response to the sitting position during neurosurgery. Br J Anaesth 1998; 80: 305.
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