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* Du Service de radiologie et imagerie médicale, Centre Hospitalier Universitaire de Bordeaux;
Services de radiologie et imagerie médicale;
de santé publique et économie de la santé,
médecine nucléaire et oncologie, et
¶ danesthésie, Centre Hospitalier Universitaire de Fort de France, Martinique.
Adresser la correspondance à : Dr Yves Jullien, Service de radiologie et dimagerie médicale du Dr Ridarch, Centre Hospitalier Universitaire de Fort de France 97232, Fort de France. Courriel: y.jullien{at}wanadoo.fr
| Abstract |
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Method: Sagittal and para-sagittal MRI sections at the coracoid process were performed on 11 patients. The relationships between the coracoid process, the nerve-vessel bundle, the pectoralis minor and the skin were measured.
Results: The optimal puncture point for a needle introduced strictly in an anterio-posterior direction in a supine, alert patient is located 2 cm within and 2.5 cm below the coracoid process. The injection point, defined as the distance between the skin and the tip of the needle lying in the centre of the visualized nerve-vessel bundle, is located an average of 5 cm from the skin (mean 5.02 cm, with a standard deviation of 1.03 and a confidence interval of 0.91). This injection point goes from 0.4 cm (at the most anterior part of the bundle) and 1.75 cm (at the most posterior part), with an average 1 cm from the posterior surface of the pectoralis minor (tactile reference point). Neither body mass index nor sex influence significantly the variables measured.
Conclusions: The reference points defined here could allow easy and reproducible performance of this relatively simple block and make it more effective.
| Introduction |
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Dans ce cadre, il existe un regain dintérêt pour ce type de bloc.7,8 Par contre le nombre de variantes proposées complique son apprentissage et son enseignement, ce qui nest guère favorable à sa diffusion. Cest pourquoi le présent travail vise à définir par imagerie par résonance magnétique (IRM), une voie dabord réellement simple, fiable et reproductible.
En complément à létude réalisée par Wilson9 dans cette recherche du meilleur point de ponction, cette étude prend en compte le repère anatomique et tactile que constitue le petit pectoral. Le but est de mesurer les rapports entre le paquet vasculo-nerveux et les parois de la gouttière huméro-brachiale afin doptimiser les points de ponction et dinjection.
| Matériel et méthode |
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Le sujet est couché au garde-à-vous. Les volontaires sont scannés dans une IRM (Gyroscan T10-NT de 1 T, Philips, Pays Bas), équipée dune antenne circulaire, adaptée pour lépaule. Une étude dans les trois plans de la gouttière huméro-brachiale est réali-sée (Figure 1
). Un plan de coupe sagittal est choisi, car il permet de suivre précisément un trajet de ponction dans le sens antéro-postérieur, et facilite la prise des mesures et par la suite la réalisation (Figure 2
). La séquence utilisée est une séquence pondérée en T1 de type turbo spin écho (paramètres: temps de relaxation = 400, temps décho = 18, matrice 256 *256, champ dexploration = 170. Cette séquence permet une très bonne visualisation des structures anatomiques et en particulier des muscles (apparaissant en sombre), gouttière graisseuse huméro-brachiale (apparaissant en clair) et du paquet vasculo-nerveux (apparaissant en sombre). Neuf à 12 coupes sont obtenues débutant 0,5 cm latéralement et 2,5 cm médialement à la pointe de la coracoïde. Lépaisseur des coupes est de 2 mm. La coupe sagittale où est visualisée le point le plus antérieur de la coracoïde est marquée comme coupe de référence n°1. (Figure 3
).
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Dans un premier temps sont mesurés la distance horizontale entre le point le plus antérieur de la coracoïde qui est notre repère anatomique lors de cette étude et le bord latéral du tendon du petit pectoral qui sinsère sur la coracoïde en haut et les bords antérieurs des troisième, quatrième et cinquième côte en bas, afin de déterminer à quelle distance minimale dans le plan horizontal le bloc doit être pratiqué afin de bénéficier du repère anatomique du petit pectoral, de son tendon ou de son fascia, sans risquer une perforation pleurale. Ce muscle sinsère sur la coracoïde en haut et les bords antérieurs des troisième, quatrième et cinquième côtes homolatérales en bas. Le bord latéral du petit pectoral est défini sur les images comme lapparition dune structure en hypo-signal (sombre), correspondant au tendon du petit pectoral ou au muscle luimême sur les coupes sagittales.
Ensuite, dans le plan sagittal, létude détermine à quelle profondeur une pénétration de laiguille de ponction (strictement perpendiculaire au plan de la table dexamen) doit avoir lieu afin davoir la certitude de se trouver dans le canal huméro-brachial, et dêtre en présence des troncs nerveux.
Enfin sont mesurées la profondeur à la peau ainsi que la distance séparant la face postérieure du petit pectoral et le paquet vasculo-nerveux.
Le logiciel utilisé pour tous les calculs est le logiciel Excel de Microsoft Corp. Les valeurs sont présentées sous la forme moyenne (± écart type), ou médiane (valeurs extrêmes). Les intervalles de confiance (IC) à 95% sont aussi fournies. Les coefficients de corrélation des mesures avec lindice de masse corporelle (IMC) ont été calculés grâce à la formule de Bravais Pearson. Les résultats sont notés sous la forme : part de la variance totale du nuage de points soit (valeurs extrêmes de lIC pour r). Les IC pour r sont calculés pour P < 0,05 selon la méthode de transformation de r en z de Fisher.
| Résultats |
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La palpation de lapophyse coracoïde, latéralement sous la clavicule, se fait généralement sans difficultés. Pour que le petit pectoral soit postérieur au point de ponction en regard du paquet vasculo-nerveux et donc pouvoir utiliser le repère tactile que constitue ce muscle, le point de ponction doit se trouver à au moins 1,3 cm médialement au point le plus antérieur de la coracoïde, ceci quelque soit la hauteur du point de ponction par rapport au point le plus antérieur de lapophyse coracoïde (Tableau I
). Il nexiste pas de différence significative entre les sujets masculins et féminins pour ce paramètre (P < 0,05).
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Pour finir, sur les coupes de référence n°2 (Figure 4
) sont mesurés les rapports du paquet vasculo-nerveux avec les parois de la gouttière et la distance avec la peau au point déterminé par la mesure précédente (à 2,5 cm sous le point le plus antérieur de la coracoïde et à 2 cm en dedans), (Tableau II
). Les femmes et les hommes ont pour cette mesure des résultats non significativement différents. De plus, la corrélation entre la distance peau au paquet vasculo-nerveux et lIMC est de 0.09 (0,759 à 0,371) démontrant le peu de variabilité de ce paramètre par rapport au morphotype du sujet.
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Pour la technique telle que décrite, et sur ces coupes, la distance entre le bord antérieur de la gouttière, à savoir la face postérieure du petit pectoral et la partie moyenne du paquet est de 1,05 ± 0,27 cm (IC : 0,891,21 cm). Chez lhomme, on mesure cette distance à 1,09 ± 0,33 cm (IC : 0,801,38 cm). Chez la femme, on mesure cette distance à 1,01± 0,2 cm (IC : 0,851,17 cm). Il ny a pas de corrélation entre le IMC et la distance entre la face postérieure du petit pectoral et le paquet vasculonerveux. Le franchissement du petit pectoral est donc un repère dentrée dans la gouttière dans ce bloc et de signe de proximité immédiate du paquet vasculo-nerveux.
La dimension antéropostérieure totale de la gouttière est de 2,33 ± 0,72 cm (IC : 1,912,75 cm). La dimension antéropostérieure du paquet vasculonerveux est de 0,95 ± 0,39 cm (IC : 0,721,18 cm). Les distances entre la peau, la partie postérieure du petit pectoral et le paquet vasculo-nerveux sont détail-lées dans le Tableau II
.
| Discussion |
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Létude actuelle met en évidence le repère tactile que constitue la traversée du petit pectoral en mesurant les rapports entre la face postérieure de ce muscle au paquet vasculo-nerveux. La pénétration idéale est très proche de 5 cm. Elle sera optimisée par la perception du passage du petit pectoral, qui signale la présence du paquet vasculo-nerveux à 1 cm. LIC à 95% permet de situer le paquet vasculo-nerveux entre 0,41 et 1,75 cm de la partie postérieure du petit pectoral (Tableau I
). Dans ce cadre, la technique coracoïdienne proposée est remarquable par son extrême simplicité, ce qui correspond à la tendance de lanesthésie locorégionale contemporaine8,12 et contribue à sa popularité.
En faveur de la réalisation du bloc coracoïdien, il faut noter que lensemble des études saccorde à dire que lefficacité du bloc coracoïdien est très bonne : Deleuze et coll.,13 obtiennent un pourcentage de succès du bloc coracoïdien comparable à celui du bloc dans le sillon delto-pectoral pour les cinq nerfs majeurs du membre supérieur en une seule ponction et en une seule injection, tout en permettant lintroduction dun cathéter, ceci grâce à la bonne diffusion dans le canal huméro-brachial du produit anesthésique (Figure 5
). Gaertner et coll.14 ont comparé lefficacité dune mono injection vs une triple injection après repérage respectivement dun seul et des trois nerfs du bras. Le taux de réussite du bloc est plus élevé (72,5%) lors des multi injections que lors des mono injections. Ceci est facilement explicable par la distribution spatiale des troncs nerveux en particulier dans le plan axial, qui nest pas explorée dans cette étude. Le point de ponction proposé dans la présente étude décrit cependant une voie dabord permettant théoriquement daméliorer le taux de succès des blocs en mono injection et de placer plus facilement des sondes de neurostimulation en cas dinjections multiples. Ceci seffectue en donnant un repère de proximité du paquet vasculo-nerveux dans le plan sagittal, en particulier par rapport au petit pectoral.
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Le taux de succès réel de la technique décrite ici doit bien sûr être confirmé par des études cliniques appropriées. Enfin, les résultats de cette étude doivent être interprétés en fonction de la petite population de cette étude. La puissance statistique étant clairement insuffisante pour les comparaison bras dominants vs non-dominants, une étude complémentaire serait utile.
| Conclusions |
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| Acknowledgments |
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| Footnotes |
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| Références |
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2 Raj PP, Montgomery SJ, Nettles D, Jenkins MT. Infraclavicular brachial plexus block - a new approach. Anesth Analg 1973: 52: 897904.
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